«François Chastanet nous propose un nouveau documentaire sur les pratiques de la calligraphie en milieu urbain. Après deux opus très remarqués sur Los Angeles et São Paulo, c’est en Chine que nous porte l’intrigue de son nouveau reportage. Ici point de gang, ni d’escalade de façades, les acteurs sont des retraités agissant aux yeux de tous. L’empire du milieu dont la culture millénaire n’est plus à présenter, a vu naître dans les années 90 une pratique d’un nouveau genre, le «Dishu». Dans la cosmogonie chinoise ‹di›, le carré, représente la terre, par extension le sol (le cercle représentant le ciel, le sacré) et ‹shu› signifie livre donc par association écriture. L’expression ‹dishu› signifie donc littéralement écriture carrée, mais le sens réel est dans ce contexte calligraphie sur le sol: pratiquer une écriture éphémère au sol en utilisant l’eau comme encre», nous expliquait François Chastanet lors de son dernier passage à Paris.» ©Dishu

 

Dishu, calligraphie éphémère